Solidar Suisse au Burkina Faso restitue les résultats de l’étude sur le travail des enfants dans la chaine de valeur coton au Burkina Faso

Très connue pour ses interventions dans le cadre de la promotion du travail décent et de l’épanouissement de tous, Solidar suisse au Burkina Faso a porté son regard sur des enfants qui travaillent dans la chaine de valeur coton au Burkina Faso.

Le Vendredi 27 Octobre 2017, au sein de l’hôtel Royal Beach à Ouagadougou, l’ONG a présenté à ses partenaires les résultats d’une étude qu’elle a commanditée sur le travail des enfants dans la chaine de valeur coton dans trois régions du Burkina Faso.

Pour le Représentant Pays de Solidar Suisse au Burkina Faso, Dieudonné Zaongo, on ne peut pas construire le développement sans des enfants épanouis.

Malheureusement au Burkina Faso, de nombreux enfants sont souvent soumis à des pires formes de travail. C’est pourquoi, Solidar Suisse a mené cette étude sur le travail des enfants dans la chaine de valeur coton dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades et des Hauts-Bassins en vue de mieux cerner le phénomène et par la même occasion d’envisager avec les autres structures engagées dans la lutte, en ce qui concerne la meilleure manière de faire face à fléau poursuit Mr Zaongo Dieudonné représentant pays de Solidar Suisse.

La problématique du travail des enfants se pose avec acuité et les conséquences sont telles qu’elles compromettent jusqu’à la croissance et le développement des nations. La lutte contre le phénomène nécessite à l’évidence une action concertée entre les acteurs engagés dans la lutte conclut le représentant de Solidar Suisse au Burkina.

Le Directeur de la lutte contre le travail des enfants au Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de Sécurité Sociale, abonde dans le même sens que le représentant de Solidar Suisse au Burkina quant à l’ampleur du phénomène. Monsieur Alassane Traoré atteste que près de la moitié des enfants de moins de 17 ans travaillent et 7 enfants sur 10 exercent dans l’Agriculture. Toutefois il existe des mesures pour contrer le phénomène précise Monsieur Traoré.

Pour le consultant Yacouba Yaro Directeur du CERFODES (Centre d’ Etudes, de Recherches et Formation pour le Développement Economique et Sociale) le constat est que les enfants sont exposés à des risques liés aux effets des produits chimiques, aux pesticides car ils ne sont pas protégés pendant le travail et cela a des conséquences à long terme sur leur santé.

L’un des résultats intéressants est la perspective que les enfants et les parents proposent, ils pensent qu’en termes de solution l’école est le seul moyen qui fera sortir les enfants de ces pires formes de travail confie Monsieur Yaro.

SANDWIDI Pélagie
Yam-Pukri