Interview avec Dieudonné Zaongo, Représentant pays de Solidar Suisse au Burkina-Faso

« Nous allons travailler à renforcer l’ancrage institutionnel du PAEFE II »

L’ong Solidar Suisse du Burkina Faso en consortium avec Helvetas Suisse Intercooperation, joue un rôle prépondérant dans la mise en œuvre et le suivi du Programme d’Appui à l’Education et à la Formation des Enfants exclus du système éducatif (PAEFE) au Bénin. Présent à Kandi avec le coordonnateur adjoint Sibiri Valentin Ilboudo,dans le cadre du lancement de la phase II du programme, Dieudonné Zongo, représentant pays de Solidar Suisse, est revenu, à travers cette interview exclusive accordée à Educ’Action, journal spécialisé en éducation au Bénin, sur la contribution de l’Ong à la mise en place du PAEFE, surtout sur les innovations que Solidar Suisse entend apporter au programme dans sa phase II pour de meilleurs résultats. Lisez plutôt !

Educ’Action : Quelle est la contribution de Solidar Suisse à la mise en place du PAEFE ?
Dieudonné Zaongo : Le PAEFE est un programme qui a été financé par la DDC et mis en œuvre par le consortium Helvetas Suisse Intercooperation et Solidar Suisse du Burkina Faso. Le programme du PAEFE est une adaptation d’un programme Alphabétisation - Formation Intensive (AFI) des jeunes de 9 à 15ans pour le développement qui a été mis en œuvre au Burkina Faso avec succès. Donc, le rôle de Solidar Suisse dans ce consortium est d’apporter un appui technique à la mise en œuvre de ce programme au profit des enfants exclus du système éducatif au Bénin. Concrètement, il s’agit du renforcement des capacités des acteurs, le plaidoyer, la conception des documents didactiques et la formation des encadreurs, des enseignants et également le suivi.

Educ’Action : Etes-vous satisfaits des résultats obtenus à la fin de la première phase du programme PAEFE ?
Dieudonné Zaongo :Nous sommes vraiment très satisfaits parce que quand on observe les résultats de la première phase, c’est assez encourageant au regard de l’implication des autorités communales, des autorités administratives et l’engagement des parents. Généralement dans les innovations, les parents sont réticents, ils veulent attendre pour voir les résultats mais là, il y a un engouement au niveau des centres Barka et les résultats pédagogiques nous rassurent. Je crois que dans la deuxième phase, ça va être renforcé avec le transfert de compétences et aussi le renforcement des capacités des acteurs pour une meilleure appropriation de l’approche.

Educ’Action : Vous avez commencé à le dire, quelles sont les innovations que Solidar Suisse entend apporter à ce programme dans sa phase II pour de meilleurs résultats ?
Dieudonné Zaongo : Il s’agira pour nous de favoriser et de travailler davantage à renforcer l’ancrage institutionnel du programme. Actuellement, nous avons des experts qui viennent du Burkina Faso pour accompagner la conception, la formation et le suivi. Donc notre rôle au niveau de la deuxième phase sera surtout le transfert des compétences pour que, de plus en plus, des acteurs locaux puissent jouer le rôle qui est le nôtre actuellement. Ce sera à la fois notre objectif et notre rêve.

Propos recueillis par : Serge-David ZOUEME